Exclusion des minorités et propagande

Les génocides se produisent dans un contexte social de crise économique, politique et morale profonde, de montée d'un nationalisme étroit, rigide, antidémocratique, isolationniste, chauvin, raciste et xénophobe, voire dans un climat de guerre ou de menace de guerre. Les groupes minoritaires sont particulièrement en danger durant de telles les périodes.

Les génocides sont presque toujours planifiés et élaborés par un petit groupe en position d'autorité ou en situation dictatoriale.

Un génocide ne peut être mis concrètement en action qu'avec la participation ou l'approbation de la population. Pour acquérir l'appui populaire, les dirigeants insistent souvent sur l'aspect menaçant du groupe minoritaire ciblé présenté comme l'ennemi de la nation. Les génocidaires utilisent souvent la propagande pour susciter cette approbation.

La propagande a comme objectif d'accentuer les stéréotypes, de déshumaniser le groupe ciblé, de le racialiser et de légitimer la haine. Une fois légitimée l'exclusion du groupe ciblé par la propagande, les dirigeants du génocide s'assurent de simplifier à sa plus simple expression l'identité de ce groupe dans le but qu'il soit rapidement isolé de l'ensemble de la population.

La déshumanisation du groupe ciblé permet alors à la population de consentir au génocide. En ce sens, une société justifiera un génocide en prétextant qu'elle ne fait que se défendre contre un groupe dangereux, indésirable ou allié avec les ennemis extérieurs à la nation.